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lundi 20 mai 2013

"Conversations avec David HOCKNEY", de Martin Gayford

  L'un des grands peintres de la deuxième moitié du XXème siècle, au travers d'entretiens avec le critique d'art Martin Gayford. Un ouvrage qui va droit au coeur de la création picturale, sur sa nature, son lien avec le réel. On dévore les discussions, même si elles semblent un peu dépassées. La nature du travail de Hockney se confondant clairement avec les pratiques sur le motif des impressionnistes.

  L'artiste nous y explique son processus de création avec tant de simplicité et de sincérité. Mais il nous fait part aussi de son intérêt aiguisé pour la peinture ancienne, de son amour de la nature et l'impact des saisons sur celle-ci, du problème de la représentation en photographie et en peinture, de sa découverte de la peinture sur Iphone.
Un homme profondément ancré dans son art, qui passe ses journées à contempler les paysages du Yorkshire où il réside, après des années à avoir vécu en Californie.

"Dessiner apprend à regarder, [...] plus on dessine, mieux on y voit"

Martin Gayford, "Conversations avec David Hockney", 2011 pour la traduction française, Seuil, 28 euros.

jeudi 19 août 2010

"jPod", de Douglas Coupland

   Non vous ne rêvez pas! Le titre de ce livre est bien un détournement du fameux baladeur Mp3 de la marque à la Pomme, dont j'ai envie de taire le nom. Et qui dit la marque "Pomme", dit geek, même si c'est un raccourci un peu rapide.

Aujourd'hui je n'ai pas envie de faire un "pitch" (ni d'en manger), alors voilà:
- vous avez aimé la série déglinguée Malcolm? Vous aimerez jPod.
- vous avez aimé le film Little Miss Sunshine? Vous aimerez jPod.
- vous aimez Douglas Coupland, et trouvez que Toutes les familles sont psychotiques est son meilleur bouquin? Vous aimerez jPod.
- vous êtes un geeks? Vous aimerez jPod.
- vous n'aimez pas les geeks? Vous aimerez jPod.
- vous n'aimez pas les romans à l'eau de rose? Vous aimerez jPod.
- vous n'aimez pas les romans "pavés"? Tant mieux puisqu'il y a plein de pages bizarres à sauter (et moi je n'arrive pas à faire mon saut de ligne correctement!!). Vous pourrez donc faire semblant d'avoir lu un gros livre!
- vous ne rentrez dans aucune de ces catégories? Vous aimerez jPod.

Pour le résumé, cliquez ici


   Le livre n'a été publié en France qu'en 2010, alors qu'il est réellement sorti en 2006 en Amérique du Nord. C'est pourquoi je vous annonce avec grand étonnement qu'une série en a été tirée. Le trailer ici.
 
   Et en option, des jeux de geek du genre: retrouvez l'intrus parmi les nombres premiers compris entre 10 000 et 100 000 (17 pages en tout........).
 
 TRES BON pour les ZYGOMATIQUES!!!

dimanche 15 août 2010

"Torturez l'artiste", de Joey Goebel

En voilà un livre comme je les aime! Une histoire complètement barjo où les péripéties deviennent de pire en pire, mais en même temps un récit sociologique sur le monde du divertissement et sur la création. Bien plus facile à lire que La Société du Spectacle de Guy Debord (ok d'accord c'est un livre intellectuel, mais pour le coup c'est si intelligent qu'on ne pige pas tout), le récit de Joey Goebel reprend le vieux cliché que l'artiste sombrant dans la folie est souvent un artiste de talent. Goebel imagine donc une "Artist Academy". Un gamin nommé Vincent, dont le père est absent et la mère une toxico-nymphomane, se retrouve sous la protection douteuse de son manager Harlan. Ce dernier vient tout juste d'être embauché par la société Nouvelle Renaissance, qui a pour dessein de réhausser le niveau artistique de l'art américain en torturant psychologiquement de jeunes prodiges sans qu'ils n'en sachent quoi que ce soit. Harlan fait tou pour saboter la vie de Vincent et l'enfonce dans l'isolement pour que sa créativité monte en puissance. Et ça marche! Mais à quel prix pour Vincent et Harlan? Et l'art ne se confond-il pas avec le divertissement?

   Bref, l'idéologie exposée ici par d'un principe honorable: infiltrer de l'art, ou du moins du divertissement de qualité, dans la société du spectacle. Goebel reprend même l'idée d'une chaîne télévisée qui ne propose que des images d'oeuvres d'art. Idée qui a réellement existé, puisque Gerry Schum a acheté des créneaux TV dans les années 1969/70 pour y diffuser des oeuvres d'art vidéo.
Les grandes questions dont on peut toujours débattre restent donc: Quand y a-t-il art? Quand y a-t-il du divertissement? Qu'est-ce que l'artistique?

   Du coup, après avoir fini cet excellent bouquin que l'on peut aussi comparer à la soit disant "Télé réalité" (Debord aurait adoré cette expression), je me suis retrouvée à mater les Experts et à me dire que les extraits musicaux, diffusés lorsque les scientifiques sont au labo et cherchent des GROS indices, étaient parfois très recherchés et d'excellente qualité (je sais ma phrase est looongue).

   Un livre qui va vous faire réfléchir à tout ce qui touche au monde du spectacle! C'est moi qui vous le dit! (prochainement dans L'Echo des Caniveaux, un article sur Lady Gaga: provocation ou démarche artistique?)

=)

samedi 14 août 2010

"Les tribulations d'une caissière", d'Anna Sam


    Le titre va droit au but! Pan!! "Les Tribulations d'une caissière" raconte les anecdotes d'une jeune femme, Anna Sam, diplômée de littérature et presque 30 ans. Ayant commencé ce fabuleux métier pour financer ses études, il se trouve qu'elle a fait ce travail périlleux pendant 8 années la chanceuse!
Tiens ça me rappelle quelqu'un...
Vous vous retrouverez facilement dans l'une ou l'autre des catégories de clients et aurez forcément le sourire aux lèvres en vous reconnaissant.
Et j'aurai bien envie d'apporter une pierre à l'édifice, puisque le livre se présente sous forme d'anecdotes de trois pages en moyenne, avec des titres du genre "Défilé haute couture", "Quitte pas, j'suis à la caisse", ou "Votre tapis de caisse: ami ou ennemi?", et que la jeune femme s'est avant tout fait connaître grâce à ses histoires "tickets de caisse" sur son blog.

Allons donc, j'ajoute mon chapitre perso:

LE RITUEL

   "Lundi. Jour pénible des courses. La liste est rédigée en fonction des rayons du magasin, que je ne peux que connaître par coeur puisque je vais toujours dans le même, à cause de la fameuse Carte de Fidélité.
Je passe devant le rayon littérature, bien mis en avant car nous sommes dans la période estivale. Eh oui! Les gens ne lisent que l'été. Je regarde les best-seller puisqu'une amie m'en a conseillé un. Un Katherine Pancol. Malheureusement pour moi, il n'y a que des livres de première édition, en grand format, et donc trois fois plus cher qu'un livre de poche. Demi-tour et me voilà en train de chercher dans les livres de poche. Je tombe sur notre livre en question, et je me dis que j'ai envie d'un truc léger et pas d'un livre d'un auteur trop connu, trop chiant à lire, et trop long. Je balance le livre dans le caddie avec un autre, et c'est parti pour le reste des pénibles courses, avec tous ces vacanciers au ralenti dans les rayons. Enfin direction la caisse spéciale "Paiement carte bancaire", où la caissière vous demande "Vous payez bien en carte?" ayant peur que vous ne sachiez pas lire. Je mets exprès le livre la concernant sur le dessus. Mais lorsqu'elle passe l'article, aucune réaction visible sur son visage. Tant pis. "AurevoirBonnejournéeMerciVousaussi".

   Depuis elle a sorti "Conseils d'amie à la clientèle" en 2009, apparemment moins bien que le premier.

   A lire donc cet été sur la plage, ou à la rentrée dans les transports en commun (si si ça marche aussi).

samedi 7 août 2010

"Suites Impériales", le nouveau Bret Easton Ellis

Le 16 septembre (normalement), les fans de Bret Easton Ellis iront chercher sur les têtes de gondoles son nouveau roman chez tous les bons libraires. Et en soirée, les lecteurs de Télérama, des Inrocks, de Technikart, du Monde et même de Voici pourront avoir l'air cultivés en reclaquant les critiques qu'ils ont lues. Mais vous vous ferez avoir si vous ne connaissez rien d'autre de lui. Mais pas la peine non plus d'être un fan pour lire du Ellis. Avertissement à vous, non connaisseurs, car certains des livres de Ellis sont ultra violents voire parfois pornographiques, hormis son avant dernier roman Lunar Park. Celui-ci avait la forme d'une autofiction où l'auteur/narrateur analysait avec plus de recul sa vie très sulfureuse et était accablé par un copycat immitant Patrick Bateman, le fameux héros de American Psycho.

Attendons donc ce mois de septembre pour voir si la qualité est toujours au rendez-vous, et (re)lisez "Moins que zéro" puisque le personnage principal reviendra pour de nouvelles aventures, certainement un brin glauques.