Affichage des articles dont le libellé est danse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est danse. Afficher tous les articles

mercredi 20 novembre 2013

" Marzo ", de la Cie Dewey Dell


    Dewey Dell est une formation de quatre jeunes italiens, qui décident de s'unir en 2007 après une expérience à l'école d'expression corporelle Stoa à Cesena.
Marzo, c'est une expérience de 45 minutes, estampillée "performance" et "new generation" sur le site internet du fameux festival NEXT. A première vue, le côté bioman des personnages attire tout de suite. Surtout lorsque vous venez d'acheter un billet pour un opéra de 3h de Jan Fabre, on a envie d'aller expérimenter quelque chose d'opposé!
    Quand on gratte un peu, la référence japonaise est double dans ce projet. Kuro Tanino en est le directeur assistant, et Yûichi Yokoyama le concepteur des costumes. Le premier et un scénariste et directeur artistique de théâtre, le second un auteur de BD hors normes.  La gestuelle et les poses des danseurs sont ainsi imprégnées de cette culture japonaise, les italiens ne semblent qu'être les instruments de cette référence.

    Une sorte de samouraï introduit donc ce spectacle, ainsi qu'une voix japonaise qui parle à la place du danseur, qui ne peut s'exprimer à travers son masque-casque. Ce personnage semble être sur une planète indéterminée, blanche et rugueuse comme la lune. On nous parle de cratère...
Rapidement les autres personnages entrent en scène. Un personnage féminin, et un sportif dans toute sa gloire. S'en suit une histoire d'amour un peu trop basique à trois. Tout cela ponctué des trois bibendum qui font rire dans un premier temps, mais qui s'avèrent les plus intéressants à observer dans la façon dont leurs costumes réagissent à leurs mouvements.
Un scénario un peu trop basique donc. On a parfois le sentiment d'être dans un spectacle pour enfants (même s'il n'y en avait aucun à la représentation au Budascoop). Les quelques interventions de dialogue sont totalement inutiles (le samouraï dit "j'ai mal à la jambe" tandis qu'il boite...). Et la bande son repose un peu trop sur la violence. Du breakcore-speedcore-expérimental pendant 45 minutes était un peu difficile. Il est regrettable d'observer que régulièrement les jeunes compagnies de danse s'extasient sur de la musique ultra bourrin pour signifier la violence...
Intéressant à voir pour l'apéro. Plus pénible en gueule de bois le dimanche après midi.






lundi 6 décembre 2010

POLITICAL MOTHER, de Hofesh Shechter



    Le chorégraphe Hofesh Shechter est présenté comme l'une des étoiles montantes de la scène actuelle. Ok. Pourquoi pas. Quand on n'y connaît rien et qu'on lit cela, on se dit que ça doit être intéressant. Effectivement, pour son court passage en France à Nantes et à Lille, le chorégraphe et musicien israëlien propose quelque chose d'intéressant, c'est vraiment le mot. Rien d'extraordinaire. Rien de nul. Un entre deux qui m'a d'abord fait dire pendant les 10 premières minutes que ça allait être insupportable si la musique hurlait aussi fort pendant toute la performance. Une musique répétitive et suffocante qui m'a fait sortir mes bouchons auditifs. Une musique trop forte qui m'a fait dire que c'était une solution trop facile pour évoquer ce caractère oppressant. Mais de très beaux passages m'ont fait changé d'avis. Même si la troupe n'a pas encore la rigueur que j'apprécie, cela participe au côté théâtral de cette pièce.
Une pièce qui évoque la dictature et la soumission des hommes. Des corps asservis qui tentent de fuir ou de se réfugier dans l'amour de l'autre.
Une pièce sobre et trop étouffante à la fois.